#23 – Les années 30 – Face B – Là où vont les eaux bleues du Tanganyika



Les années 30, le retour ! On revient avec la deuxième partie d’un diptyque consacré à l’album Les années 30, qui nous a beaucoup inspiré, d’où la nécessité de faire en deux parties.
Pour ce double épisode où nous avons été bien turbulents, il faut l’avouer, nous avons eu le plaisir de recevoir Mélanie, co-fondatrice de Radio Michel! Autant dire que le taux d’amour pour les Michel au cm² était plus élevé que celui d’un auditoire de la tranche matinale de Nostalgie.

Disclaimer : On a passé beaucoup de temps sur Afrique Adieu, une chanson qu’on aime tous très fort. Mais ça n’est pas tout, on est aussi passé par la Provence et les Balkans évidemment. On s’excuse, en fin d’épisode on était très fatigués, on reviendra en pleine forme au prochain enregistrement !

La reco cachée de l’épisode : Atrocity Exhibition de Joy Division (et oui, vous l’aviez pas vu venir celle là)

Très bonne écoute !

 


One thought on “#23 – Les années 30 – Face B – Là où vont les eaux bleues du Tanganyika

  1. Évidemment, Afrique Adieu n’est pas une chanson à texte donc elle est difficile à interpréter. Ceci dit, je l’ai toujours entendue comme une des (nombreuses) “chansons du désenchantement” de Sardou, en raison des paroles “Tes masques de bois/N’ont plus dans leurs yeux/L’éclair d’autrefois”, qui sont soulignées par une rupture du rythme et un fond de violons assez dramatisé qui donnent l’impression qu’on livre là la vérité de la chanson. Ce passage, avec la reprise du refrain derrière et le retour de la batterie, est vraiment magnifique.
    L'”adieu” m’a donc toujours semblé être adressé d’abord à une hypothétique Afrique éternelle, réelle ou fantasmée, dont on déplore la perte : “Ton cœur s’en va”. Le chant de Sardou est d’ailleurs particulièrement plaintif sur cette chanson, comme il l’est d’ailleurs sur Il était là et sur Vivant : cet album est globalement le plus élégiaque de tous. Cela n’en fait donc pas tout à fait une “chanson carte-postale” comme peut l’être Les lacs du Connemara, qui donne à voir une Irlande intacte, dont on souligne même à quel point elle est encore conforme à son essence : “on vit encore aux temps de Cromwell”, etc. Mais elle n’est pas non plus une “anti-carte postale” ironique comme peut l’être Huit Jours à El Paso : l’Afrique s’en va, mais elle est encore là, et elle sera toujours là. Elle vivra toujours tout en étant morte, comme elle vit toujours en dehors d’elle-même : dans la musique par exemple. J’ignorais cette histoire d'”ami Samba”, donc pour moi c’était une allusion aux musiques inventées par les descendants d’esclaves dont la samba fait partie, et qui font battre ailleurs le cœur de l’Afrique. Et notamment … aux Antilles, car sans cette interprétation, que viendraient-elles foutre dès la première ligne de la chanson ?.
    A ce propos, j’avais entendu Sardou dire, dans une interview où il déplorait n’avoir jamais travaillé avec lui, qu’il avait écrit le vers “Il pleut des oiseaux aux Antilles/Sur des forêts de magnolias” délibérément dans un style “à la Roda-Gil”. Il citait à l’appui un vers “La graisse de mitrailleuse/
    N’est pas la brillantine des dieux”, tiré d’une chanson de Julien Clerc, et qu’il a cherché à pasticher à travers cette histoire d’oiseaux et d’Antilles. D’où, donc, la présence des “magnolias”, puisque le texte de Magnolias for ever est de Roda-Gil.

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